
Le pire est derrière nous?
Cette semaine, l’ensemble des places financières a de nouveau souffert. Les marchés terminent finalement dans le rouge, mais dans des proportions qui auraient pu être bien plus marquées.
Le prix du baril de pétrole reste naturellement au cœur des préoccupations. Le blocage du détroit d’Ormuz prive en effet toujours le marché mondial d’une partie importante de l’or noir.
Les pays producteurs du Golfe persique rencontrent donc des difficultés pour exporter leur pétrole, ce qui entraîne un remplissage rapide de leurs capacités de stockage. Afin d’éviter la saturation, certains États comme l’Irak, le Koweït, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont commencé à réduire leur production.
Face aux tensions sur l’offre, des mesures d’urgence ont également été annoncées. L’Agence internationale de l’énergie a notamment décidé de libérer 400 millions de barils issus des réserves stratégiques afin de soutenir l’approvisionnement mondial.
Par ailleurs, le Président Russe est également intervenu dans le débat en proposant de reprendre les livraisons d’énergie fossile vers l’Europe, une initiative qui est accompagnée par un allègement des sanctions américaines.
Quoi qu’il en soit, Donald Trump a affirmé que le conflit avec l’Iran pourrait se terminer très prochainement. Les conséquences économiques de cette crise devraient néanmoins continuer à se faire sentir encore quelque temps, et c’est précisément ce que les marchés tentent actuellement d’intégrer.
La semaine à venir sera également marquée par les réunions des grandes banques centrales, notamment la FED et la BCE. Il est désormais largement acquis qu’elles devraient confirmer leur position attentiste et ne pas procéder, pour l’instant, à de nouvelles baisses de taux.
Beau dimanche à tous les investisseurs.
