Les conséquences du conflit iranien sont-elle identiques pour chaque région du monde?, par LEON KIRCH, Chief Investment Officer / Managing Partner @ European Capital Partners

Publié le 27/04/2026

Le détroit d’Ormuz met en évidence une asymétrie manifeste : les États-Unis sont largement à l’abri, l’Europe est modérément exposée, tandis que l’Asie est fortement dépendante, en particulier la Chine et l’Inde.

Comme le souligne l’économiste politique Shirley Ze Yu, la Chine est prise dans un trilemme dont elle ne peut s’échapper : elle ne peut se permettre ni une victoire iranienne, ni une défaite iranienne, ni de rester en retrait.

Une escalade iranienne perturbant les flux énergétiques provoquerait un choc immédiat pour l’économie chinoise. Une défaite iranienne renforcerait un ordre régional dominé par les États-Unis, affaiblissant la position stratégique de la Chine dans les domaines de l’énergie, du commerce et de l’influence.

Il n’existe aucune alternative facile. La Chine ne peut pas se tourner vers l’énergie américaine sans créer une dépendance qu’aucune grande puissance n’accepterait.

La moins mauvaise option est donc diplomatique : préserver la stabilité, maintenir le détroit d’Ormuz ouvert et se positionner comme une force d’équilibre dans un système multipolaire.

La Chine ne joue pas pour la victoire, mais pour l’équilibre.

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