L’Europe ; stop ou encore?

Publié le 19/05/2026

Par Léon KIRCH Managing Partner – Chief Investment Officer European Capital Partners (Luxembourg) S.A.

Les actions européennes redeviennent bon marché. Le Stoxx Europe 600 se négocie désormais avec une décote d’environ 30 % par rapport au S&P 500, un écart bien supérieur à la moyenne historique. Mais cet écart reflète de plus en plus une divergence structurelle plutôt qu’une anomalie temporaire.

Les États-Unis continuent de bénéficier du cycle d’investissements dans l’IA, porté par les hyperscalers et les semi-conducteurs, tandis que l’Europe n’est que peu exposée à ce thème. Dans le même temps, le conflit au Moyen-Orient a une nouvelle fois mis en évidence la dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations d’énergie et sa vulnérabilité aux chocs inflationnistes. En monnaies locales, le Dax allemand affichait vendredi une baisse de 2,2 % depuis le début de l’année, tandis que le S&P 500 progressait de 8,2 % (indices de prix).

Des valorisations bon marché ne suffisent pas à elles seules. Les marchés suivent en fin de compte la croissance des bénéfices et le positionnement stratégique. L’Europe offre toujours de nombreuses entreprises de qualité dont la capacité bénéficiaire est sous-évaluée, mais la musique de la technologie — à quelques exceptions près — joue actuellement ailleurs.

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