Le rôle des actions européennes dans les échanges mondiaux a considérablement diminué. Selon la Société Générale, leur part dans les volumes d’échanges mondiaux est passée de près de 25 % au début des années 2000 à moins de 5 % aujourd’hui. Leur part dans la capitalisation boursière mondiale a également baissé, passant de près de 30 % à moins de 15 %.
Ce phénomène va au-delà de la sous-performance relative des indices européens. Il reflète une migration progressive des liquidités et des capitaux vers les États-Unis et, dans une moindre mesure, vers l’Asie. Les marchés américains bénéficient de la présence d’entreprises technologiques dominantes, de marchés de capitaux plus profonds et d’une plus grande capacité à attirer de nouvelles introductions en bourse.
L’Europe reste néanmoins le berceau de nombreuses entreprises mondiales de grande qualité, qui se négocient souvent avec une décote significative par rapport à leurs homologues américaines. Pour les investisseurs actifs, cette marginalisation peut donc également créer des opportunités, à condition qu’ils restent très sélectifs.
La décote de valorisation de l’Europe représente-t-elle une opportunité à long terme, ou reflète-t-elle un problème structurel plus profond ?


