La diversification, changement de paradigme ? Par LEON  KIRCH Chief Investment Officer / Managing Partner @ European Capital Partners

Publié le 09/09/2026

Nous nous souvenons tous de la « frontière d’efficacité » apprise à l’école de commerce. Harry Markowitz, qui a reçu le prix Nobel d’économie en 1990 pour ses travaux sur la théorie du portefeuille, a formalisé un concept puissant : la combinaison d’actifs moins corrélés peut améliorer le profil risque/rendement d’un portefeuille. La diversification peut donc réduire le risque global du portefeuille sans pour autant sacrifier le rendement.

Pendant des décennies, la mise en œuvre classique a été le portefeuille 60/40 : des actions pour la croissance, des obligations pour la diversification et la stabilité. Comme le montre le graphique, cela a fonctionné à merveille entre 1986 et 2020.

Mais la période 2021-2025 s’est avérée très différente. Les obligations n’ont pas réussi à offrir la diversification à laquelle les investisseurs s’étaient habitués, tandis que l’or — et, dans une moindre mesure, le Bitcoin — se sont révélés être des diversificateurs bien plus efficaces.

Un regard rétrospectif intéressant, mais qui n’en reste pas moins rétrospectif. Les rendements obligataires s’étant sensiblement normalisés, il est peut-être bien trop tôt pour déclarer la mort du portefeuille traditionnel 60/40. L’instrument de diversification qui a le mieux fonctionné hier n’est pas nécessairement celui qui fonctionnera le mieux demain.

Voir aussi ...