Retour à la normale?, par LEON KIRCH, Chief Investment Officer / Managing Partner @ European Capital Partners

Publié le 15/04/2026

Les marchés boursiers américains et européens ont désormais entièrement rattrapé leurs pertes enregistrées depuis le début du conflit avec l’Iran. Le pétrole, en revanche, affiche une tendance différente, son cours restant supérieur d’environ 27 %. Cette divergence est frappante étant donné que le détroit d’Ormuz — artère vitale pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz — reste partiellement restreint, et que la visibilité géopolitique dans la région reste limitée.

Dans le même temps, l’impact économique commence à se concrétiser plus clairement. La hausse des prix de l’énergie se répercute sur les consommateurs et les entreprises des deux côtés de l’Atlantique. L’inflation repart à la hausse : l’Allemagne, par exemple, a enregistré une inflation de 2,7 % en glissement annuel en mars. Les gouvernements commencent à réagir : la nouvelle coalition dirigée par le chancelier Friedrich Merz a déjà mis en place des mesures d’allègement ciblées, notamment des réductions temporaires de la taxe sur les carburants et une prime non imposable de 1 000 €.

Les marchés, une fois de plus, font abstraction des risques immédiats et anticipent un scénario de normalisation. Si cette approche peut s’avérer juste à terme, elle laisse peu de marge d’erreur à court terme.

Au-delà des marchés, il est important de ne pas perdre de vue les coûts humains et économiques plus larges de tels conflits. La complaisance est rarement une bonne alliée en matière d’investissement.

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